UN CHAINON D’HUMANITE ENTRE LE NORD ET LE SUD – Sénégal, des travailleuses engagées, des villageoises émancipées, des femmes motivées

Pour soutenir l’action de création de classes d’alphabétisation, développée au Sénégal avec la Confédération des Syndicats Autonomes, une mission s’est rendue sur place du 20 au 28 janvier 2018, représentée par la secrétaire générale de L’Avenir social, Muriel Renaudineau.

RETOUR SUR LE PROJET

La CSA avec l’appui du BIT (Bureau international du Travail de L’OIT) est engagée depuis 2001 dans une importante activité de syndicalisation des travailleurs ruraux. Encadrée par l’ACTRAV (Bureau des Activités pour les Travailleurs de l’OIT), le Syndicat des Cultivateurs, Eleveurs et Maraîchers du Sénégal a pu initier d’intenses actions, de mobilisations, en 2004/2006. Cela a abouti à une nette prise de conscience syndicale dans le bassin arachidier du Sénégal, débouchant sur de nombreuses réalisations : plus de 100 responsables locaux formés, 150 enfants d’âge scolaire, habituellement exclus du système éducatif formel, alphabétisés en wolof (une des langues de l’Afrique de l’Ouest) et sensibilisés sur les risques liés au travail précoce et dangereux en milieu rural.

L’intervention du Programme du BIT a en outre permis l’organisation de 300 femmes en milieu rural membres du syndicat, leur formation en technique de teinture artisanale dans les localités de Koungheul, Taïf, Ngainte Pathé, Nguer Babou dans le Wack Ngouna. Ces femmes ont aussi bénéficié d’un programme d’alphabétisation en wolof, ce qui leur a permis de lire, écrire et tenir une comptabilité rudimentaire dans cette langue.

Le succès enregistré par ces opérations a placé la CSA face à une forte demande en matière d’alphabétisation, d’organisation et de formation aux droits de la personne. Des femmes, issues du Syndicat des Cultivateurs Eleveurs et Maraîchers, ont exprimé leur volonté d’accéder à la base de l’éducation (lire, écrire, compter).

Pour consolider ces initiatives et répondre à la forte demande qui s’est manifestée suite aux résultats de ces activités, la CSA a élaboré un projet de classes d’alphabétisation.

C’est lors du Congrès confédéral de la CGT de Toulouse, en mars 2013, que Mamadou Diouf, Secrétaire général de la CSA est venu au stand de L’Avenir social pour exposer le projet de création de huit classes pour des femmes en milieu rural, dans leur langue locale.

 

UN APERÇU DU QUOTIDIEN

DES FEMMES

Mbokhodane est un village de plusieurs centaines de personnes sans eau ni électricité. Il est situé dans la région de Bambey, à 150 Km de Dakar, accessible uniquement par une route non goudronnée.

Pour l’approvisionnement du village en eau, ce sont les femmes du village qui œuvrent. Ces femmes partent chaque nuit à 2 heures du matin pour aller puiser l’eau quotidienne. L’eau est uniquement accessible à un puit, situé à 7 kms du village. À ce puit, pour des raisons de pression, l’eau n’est accessible qu’entre 2h et 6h chaque nuit.

Les femmes s’organisent pour assurer cet approvisionnement vital (boire,…). Elles partent, en groupe et à tour de rôle, avec leurs ânes et les charrettes. Elles affrontent non sans appréhension, la nuit, les animaux qui rodent…

Séchage des bottes de mil

s’occuper des enfants ;Au matin elles rentrent pour effectuer de nombreuses tâches quotidiennes :

  • nettoyer les habitations ;
  • travailler aux champs et
  • aller vendre leurs récoltes au marché.

Les journées sont entrecoupées par la préparation des différents repas et par le pilage, à la force des bras, du mil, l’aliment de base des repas (la semoule du couscous est réalisée à partir du mil).

Ce n’est qu’en fin de journée, après une journée plus que remplie, que les femmes se retrouvent dans la hutte dédiée à la classe, pour se consacrer à l’apprentissage.

L’engagement de ces femmes dans ce programme n’a jamais failli et ce malgré l’ampleur des tâches domestiques et des travaux agricoles qui sont les leurs.

Elles trouvent ensemble, malgré la fatigue, l’énergie pour apprendre.

 

LANCEMENT DE L’ACTION À MBOKHODANE

La 1ère classe d’alphabétisation a été lancée dans ce village, en novembre 2013. Quarante-cinq femmes du village se sont inscrites au programme. Après quelques semaines, l’apprentissage les a amenées à une prise de conscience de l’apport possible de cette formation dans l’amélioration de leurs conditions de vie et dans la gestion de leurs activités économiques au marché. Leurs nouveaux savoirs leur ont déjà permis d’acquérir une certaine indépendance et une autonomie nouvelle.

Il en est ainsi à l’égard des hommes du village (les biens appartiennent le plus souvent aux maris, en l’absence de communauté des biens entre mari et femmes dans ce régime polygame) et face aux intermédiaires notamment lors des ventes de leurs récoltes. Elles ont transposé leurs nouveaux savoirs dans leur quotidien, par exemple dans le suivi du calendrier vaccinal des enfants, pour l’élaboration de budgets familiaux.

En 2015, après le succès de cette première expérience, les femmes construisent un nouveau projet autour de l’ouverture d’une seconde classe, sur le même lieu, pour permettre à d’autres villageoises, l’accès aux connaissances. Une démarche de partage communautaire de ce qui a été appris est ici à l’œuvre. C’est ainsi que 110 femmes seront formées aux bases de l’alphabétisation.

L’ouverture de classes et la conduite des activités d’alphabétisation ont également permis de créer un espace de dialogue où, deux fois par semaine, les hommes et les femmes du village peuvent se regrouper pour discuter de leurs problèmes et des réalités de leur environnement, ainsi que de l’activité du syndicat.

À ce stade, fortes de leur action, de leurs connaissances acquises, les femmes se projettent dans de meilleures conditions de vie et « revendiquent » :

– l’acquisition d’un moulin à mil, pour supprimer les heures de pilage journalier,

– la construction d’une classe en dur ; en effet, chaque année après la saison des pluies la hutte destinée à l’apprentissage doit être reconstruite, elle se dégrade aussi avec le passage du bétail,

– l’accès à l’eau potable, pour supprimer les déplacements journaliers épuisants et aussi pour développer un maraîchage leur assurant un revenu régulier.

 

L’Avenir social a pris plusieurs initiatives importantes :

  • alphabétisation : après avoir participé au financement de deux autres classes, grâce aux collectes et dons dédiés à cette action, l’Association a décidé de financer sur ses fonds propres la construction de la classe en dur, assurant ainsi aux femmes de poursuivre leur enseignement dans de meilleures conditions, sans se soucier des aléas climatiques ;
  • accès au crédit : les villageoises ont souhaité mettre en place un système de crédit (géré par des membres du bureau des femmes). Ce dispositif leur permettra de renforcer leurs initiatives mais aussi d’améliorer leurs activités génératrices de revenus. L’Association a contribué au projet en apportant les fonds destinés à la mise en place du crédit. Le montant était de 360 000 FCFA (500 €). 72 femmes ont bénéficié d’un crédit de 5000 FCFA (7€). Après trois mois chacune d’entre elle a remboursé la somme empruntée avec le taux de majoration. Leur capital était porté à 396000 FCFA (600 €). Les ressources générées seront investies dans l’achat des fournitures scolaires des enfants à l’ouverture des classes et de leurs soins de santé. Lors de la deuxième distribution effectuée 79 femmes ont pu bénéficier de crédit d’où une augmentation de 7 bénéficiaires supplémentaires.
  • accès à l’eau potable : l’Association a recherché l’appui technique et financier auprès du SIAAP (organisme de service public Service public de l’assainissement francilien) qui mène des actions au plan international pour l’assainissement et l’accès à l’eau des populations. Un partenariat se met en place entre l’Association et le SIAAP qui s’est montré très intéressé par notre projet. Dans ce cadre, une mission du SIAPP se rendra dans quelques semaines à Mbokhodane.

Pilage du mil


Les villageoises ont été motivées dans leur apprentissage par la présence et l’implication de L’Avenir social ; le partenariat de l’Association a été, pour elles, un puissant soutien pour s’investir dans leurs formations et continuer à apprendre malgré les obstacles et les contraintes du quotidien. La présence active de L’Avenir social a ainsi dégagé leur horizon, ouvrant la voie à une autre vie possible. Leurs expressions témoignent de ce que l’Association peut produire de mieux par la solidarité permettant l’éducation.La coopération entre L’Avenir social, la CSA et les auditrices de Mbokhodane, sa mise en place et son développement, s’est faite sur le fondement essentiel de relations de confiance. Le travail réalisé en continu, les contacts et échanges réguliers, entre L’Avenir social et la CSA ont permis d’accroitre la confiance autour de la défense partagée des droits des femmes rurales.

NGEER BABOU

Le village est situé dans la Région de Kaolack, à une distance de 300 km de Dakar. Son activité économique est dominée par la culture de l’arachide, avec une usine de transformation de ce produit en vue de fabriquer de l’huile. La langue est le wolof.

Concernant l’alphabétisation, les auditrices sont au nombre de 50. Les apprentissages se déroulent dans les locaux de l’école élémentaire qui se trouve dans le village, aux heures où les salles sont libres.

Ngeer Babou a dans le passé, bénéficié d’une classe d’alphabétisation dans le cadre d’un projet du BIT. Cependant cette classe n’avait pas donné les résultats attendus. L’évaluation de cette première expérience et les conclusions tirées ont fait l’objet d’une prise de conscience des femmes.

Pour la mise en œuvre du GIE, les femmes ont débuté par l’achat de légumes, de marchandises diverses pour faire fructifier leur capital. En accord avec la population, elles ont décidé d’acheter et de revendre du poisson entre elles, à un prix moins cher.En effet suite à cet échec, elles ont consolidé le groupe en créant un Groupe d’intérêt économique (GIE) pour établir un diagnostic de leurs besoins. Un bureau exécutif a été créé et un droit d’entrée a été mis en place 500 FCFA (0.75€).

Villageoises de Ngeer Babou

 

Au fur et à mesure elles ont identifié différents problèmes. Il s’agissait notamment de la surfacture du poisson par les intermédiaires – vendeur/livreur/transporteur.

À la suite d’une Assemblée générale du village un attelage a été acheté afin de réduire le coût du transport du poisson.

Aujourd’hui le groupement compte plus d’une centaine de femmes réparties en groupe de 10. Chaque groupe intervient à tour de rôle dans la vente et la distribution du poisson pendant 10 jours et verse 5000 F CFA comme bénéfice dans la caisse durant la saison sèche.

Il a son propre matériel : une charrette, un âne, une balance, un compte bancaire.

Ce qui a été déterminant dans cette nouvelle démarche, c’est la prise en charge par les femmes de leur alphabétisation et de ce qu’elle pouvait permettre.

En résumé, avec l’aide du BIT, il y a plusieurs années, elles étaient dans une démarche passive de bénéficiaires, le résultat fût inachevé ; en revanche, grâce à l’appui de L’Avenir social, elles ont été et sont dans une démarche active de prise de décisions par elles-mêmes et pour elles-mêmes. Pleinement responsables, les femmes ont pris leur avenir en main. Elles ont mis en place un système qui leur a permis d’acquérir des biens pour leurs conditions de travail (ânes, charrette, etc.). Rattachée à l’action de L’Avenir social pour leur alphabétisation, par leurs autres actions, permises par l’alphabétisation, elles se sont émancipées, devenant décisionnaires de leurs actions et plus largement de leurs vies.

 

MBAR TOUBAB

Ce village est situé dans la région de Louga (100Km), à environ 250 Km de Dakar. Il est habité en majorité de Peuls qui vivent essentiellement de l’élevage extensif. Cette activité les pousse à faire de la transhumance, une bonne partie de l’année. Le taux de scolarisation est faible dans ce secteur, les infrastructures sociales de base sont rares, parfois inexistantes.

La 4e classe d’alphabétisation a été créée en août 2017. 50 femmes Peuls sont inscrites dans le programme d’alphabétisation. La motivation des auditrices pour se former est forte. Pour des raisons liées à la transhumance du bétail, les travaux de la classe sont momentanément suspendus ; la classe reprendra au printemps 2018.

PARTICIPATION FINANCIERE

Le coût financier d’une classe d’alphabétisation est estimé à 2500€. Il intègre pour chaque auditrice :

– le matériel didactique (manuel d’orthographe, syllabaire, manuel de lecture et de calcul, grammaire fonctionnelle de la langue, carnet de santé en wolof et sérère, roman ou poésie en wolof, pulaar et sérère) ;

– le manuel d’information et de sensibilisation sur le suivi des grossesses, l’allaitement maternel et sur le programme élargie de vaccination ;

– les sept mois de salaire de la formatrice ou du formateur ; et

– les frais d’acheminement du matériel.

IMMERSION AU CŒUR DES VILLAGES

Après quatre années de coopération intense et passionnante de l’Association avec la CSA et après avoir accueilli en décembre 2015 une délégation de la CSA à Montreuil pendant une semaine, le temps était venu pour L’Avenir social de faire le voyage vers le Sud, au cœur des villages ruraux, à la rencontre des populations et des auditrices.

Symbole de notre action solidaire, c’est par le village de Mbokhodane que nos visites ont débuté. Après plusieurs heures de route, nous arrivons de Dakar au village après avoir emprunté à la fin du périple une piste longue de 10 km. Une multitude de huttes compose le bourg, elles sont dispersées sur plusieurs kilomètres carrés. Au loin les femmes sont présentes, assises sous une banderole qu’elles déploient fièrement en l’honneur de L’Avenir social. Ce sont aussi les retrouvailles avec Dado Goudiaby, la Présidente des femmes du village, venue à Montreuil en décembre 2015, dans la délégation de la CSA pour présenter et valoriser notre action commune.

L’Avenir social œuvre depuis plusieurs années pour et avec les villageoises de Mbokhodane.  L’Avenir social a décidé de se rendre sur place, sur les terres des villageoises, chez elles, pour les rencontrer dans leurs réalités quotidiennes, pour les écouter et pour s’adresser à elles et à toute la population du village. Ce n’était pas une visite du village en passant au Sénégal, c’était un voyage pour elles. L’ensemble des acteurs (femmes, population du village, chef du village, CSA, Maire,…) ont salué la démarche de l’Association, ils y ont été très sensibles et l’ont exprimé.

Le déplacement sur place de L’Avenir social a suscité un engouement certain de la part des autorités publiques locales. Ainsi, le Maire de la communauté s’est rendu pour la première fois auprès de la population de ce vaste village.

Cette visite marque le lancement de la construction de la classe en dur, tout un symbole. La coopération solidaire se poursuit encore plus solide. L’Avenir social a souhaité rendre visible cette coopération en offrant une plaque aux femmes et à la population du village afin de saluer leur travail de formation, leur courage, pour en plus des tâches quotidiennes continuer à apprendre, leur magnifique dignité.

La plaque sera apposée sur un mur de l’école en dur où elles se retrouvent en fin de journée, pour suivre leur enseignement, apprendre et transmettre leurs connaissances.

Sur cette plaque symbolisant un nouveau chaînon d’humanité figure une phrase de Madeleine Vernet, fondatrice de L’Avenir social :

« A mon point de vue, seule l’éducation peut préparer l’avenir, le véritable avenir que nous rêvons », avec sa transcription en langue Sérère « Xoox a may-may, faafee a cang ».

L’accueil est enthousiaste et chaleureux. Les femmes sont reconnaissantes de ce que l’Association leur a apporté ; elles sont particulièrement touchées que L’Avenir social se soit déplacé, sur leur terre pour les rencontrer spécialement.

Après quelques heures passées, il est déjà l’heure de repartir. C’est le moment des photos, des échanges de regards intenses, de sourires, des mains abimées et fragilisées par les travaux ruraux dans les miennes. C’est un dernier geste de salut, elles sourient. Pendant le trajet sur la piste des images de huttes, le sable, des baobabs, des bottes de mil qui sèchent, mais surtout les visages souriant des femmes de Mbokhodane.

Après une nuit à Kaolack, nous reprenons la route en direction du village de Ngeer Babou. Nous sommes accueillis dans la maison du chef du village et invités à déguster le mil au lait. Puis vient la rencontre avec les auditrices. Les femmes se rassemblent dans la cour. Elles arrivent au fur et à mesure car la plupart sont aux travaux des champs. Une présentation est faite par le formateur sur le contenu des matières enseignées. Là encore la motivation et l’engagement des femmes sont salués par la communauté.

La présidente des femmes développe les différentes étapes qu’elles ont mises en place dans le système de groupement des femmes, notamment dans l’achat et la revente du poisson. Elles sont fières de valoriser ce système qu’elles ont su faire développer et qui leur a permis l’autonomie financière vis-à-vis des hommes.

Leur quotidien s’est amélioré grâce à leur détermination et leur travail. Une nouvelle fois les femmes du village saluent le soutien apporté par L’Avenir social dans leurs projets et à travers l’Association, l’ensemble des femmes et hommes qui la composent.

Pour ne pas conclure

et pour continuer

Les actions menées auprès des femmes sénégalaises en milieu rural n’ont pu être conduites que grâce aux dons des adhérents.es et des donateurs·trices de L’Avenir social.

Ce soutien financier en 2017 a permis de collecter les fonds nécessaires pour ouvrir les quatre autres classes prévues dans le programme d’alphabétisation. L’Avenir social poursuit donc son engagement en finançant la création de ces quatre classes. Cette information a été donnée sur place à la CSA qui l’a accueillie avec enthousiasme.

Femmes et hommes de l’Association, adhérents·es, donateurs·trices, ce qui nous rassemble c’est notre volonté d’agir aux côtés de celles et ceux qui sont confrontés à l’adversité, qui se battent pour surmonter les épreuves. Notre démarche solidaire s’intègre dans l’action des forces progressistes et démocratiques pour répondre aux besoins humains, pour combattre la pauvreté, pour reconnaître aux personnes leurs droits et pour leur assurer le respect de leur dignité d’être humain.

En ces temps traversés de tensions entre groupes humains, que certains cherchent sans cesse à attiser encore davantage, notre travail prouve qu’une autre voie est possible.

Le rapprochement, permis par l’action solidaire, entre citoyens et citoyennes du Sud et du Nord œuvrant ensemble au bien commun, est nécessaire. Notre combat ancien est toujours plus indispensable et d’actualité.

Groupe d’enfants du village de Ngeer Babou

En soutenant L’Avenir social dans ses différentes coopérations, vous permettez à l’Association de continuer son œuvre pour démontrer, avec vous, qu’un autre monde est possible, à construire dès aujourd’hui.

Muriel Renaudineau-Miné

Secrétaire générale de L’Avenir social

 

J’adresse mes remerciements sincères à Mamadou Diouf et Fama Fall de la CSA pour l’accueil réservé à L’Avenir social lors de cette mission et pour leur engagement personnel dans cette action aux côtés de notre Association. 

 

 

PROCEDURE DE TRANSFORMATION DU MIL 

· Les hommes coupent les épis de mil aux champs et les attachent en botte ;

· Après séchage, les femmes détachent les grains de tiges par le pilage au mortier et pilon ;

· Elles vannent pour séparer les grains de mil des résidus de feuilles et tiges ;

· Une partie de ces grains est conditionnée dans des sacs pour la vente par le mari ;

· L’autre partie est réservée à la maison pour l’alimentation de la famille ;

· La femme mesure la quantité de mil pour la ration journalière ou plus de la famille ;

· Elle décortique le mil à l’aide du pilon et du mortier ;

· Elle sépare le son des grains par le vannage ;

· Elle lave les grains dans une calebasse ;

· Elle fait sécher le mil ;

· Elle réduit les grains en farine par la force de ses bras à l’aide du pilon et du mortier ;

· Tout au long du pilage elle tamise la farine pour la rendre très fine ;

· Elle met la farine dans une calebasse ou dans un bol ;

· Elle fait tourner la farine dans une calebasse en rajoutant progressivement de l’eau jusqu’à obtenir du couscous ;

· Le couscous est cuit à la vapeur au moins en deux fournées avant d’être tamisé ;

· Après le dernier passage au tamis ;

· Le liant fabriqué à base de feuilles de baobab séchées est versé dans le couscous ;

· Le liant est soigneusement intégré dans le couscous ;

· Le couscous est consommé avec une sauce au goût de la famille ;

· La source de chaleur est la bouse de vache.

 

Il accompagne des légumes, de la viande ou du poisson.

Le soir, on le consomme sucré, mélangé à du lait caillé (lakh) ou yaourt (thiakri).

 

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